IoT Santé Glucosense

Publié le 17 juillet 2015 | Par Laurent Mignon

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Diabète et santé connectée : la fin des glycémies capillaires !

Le monde de la santé connectée évolue continuellement et le diabète en est certainement l’un des moteurs. De fait, et comme l’a montré l’étude présentée par Le Lab e-Santé en juin dernier et menée, notamment, avec l’Association Française des Diabétiques, les personnes touchées par le diabète sont non seulement largement équipés en smartphones et autres tablettes, mais sont également les malades chroniques utilisant le plus d’applications mobiles (mApp) et d’objets connectés de santé.

80 % ont déjà téléchargé une mApp (versus 15 % des autres malades chroniques) et, parmi ceux-ci, 2 sur 10 utilisent déjà un objet connecté de santé, alors que 60 % des non équipés seraient prêt à franchir le pas dans les 12 mois à venir.

En 1re place des objets connectés de santé utilisés par les personnes diabétiques : le glucomètre connecté. Pourtant en ce domaine, de nombreux progrès sont attendus qui pourraient changer la vie de million de personnes…

Glycémie capillaire, de quoi parle-t-on ?

La gestion du diabète repose sur la surveillance glycémique. Pour réaliser celle-ci, il faut tout à la fois mesurer, tous les 3 mois et en laboratoire, la glycémie à jeun ou HbA1C (hémoglobine glyquée) et réaliser au quotidien, à minima 4 fois par jour, mais souvent plus pour les personnes touchées par le diabète de type 1, une auto-surveillance via la glycémie capillaire.

Pour celle-ci chaque personne devra donc se piquer, via un autopiqueur, plusieurs fois par jour le bout du doigt. Sachant que les recommandations de la HAS sont de 4 auto-surveillances par jour à minima pour le diabète de type 1, cela représente près de 1 500 piqures par an… et ce tout au long de la vie.

Que la lumière soit… la fin des piqures

Pour éviter ce nombre impressionnant de piqures, est-il possible de faire autrement ? Aujourd’hui, il semble bien que oui et que la solution se trouve dans la lumière et la santé connectée.

L’Université de Leeds, en Angleterre, vient d’annoncer, via un communiqué de presse, que Glucosense, une joint-venture entre l’université et NetScientific, une entreprise de technologie médicale, la mise au point d’un dispositif d’analyse de la glycémie via une technologie photonic.

En résumé, et simplifié, il s’agit d’un dispositif envoyant un rayon laser de faible puissance sur la peau. Lorsque ce rayon est renvoyé par l’épiderme, il traverse un verre spécifique qui va permettre d’analyser le taux de glucose présent dans le sang via un phénomène de fluorescence.



 

À l’heure actuelle, ce dispositif est encore à l’état de dispositif à utiliser en laboratoire, mais les équipes de Glucosence travaillent sur le développement de deux appareils destinés aux patients.

Le premier se présence sous l’apparence d’un petit capteur optique connecté à un smartphone qui reprend l’idée des glucomètres actuels, mais sur lequel il suffit de poser son doigt pour effectuer une mesure.

Pour sa part, le second est du domaine des wearables techs (les technologies portables) et se présentera sous la forme d’une ceinture, d’un brassard, d’un patch… permettant un contrôle en continu de la glycémie et ce sans la contrainte des lecteurs de glucose en continu actuels qui nécessitent encore une piqure pour fonctionner.

Glucosence_dispositifs

Bien évidemment, ces dispositifs ne sont pas pour demain, mais plutôt pour après demain. Ils montrent toutefois et une fois de plus que l’innovation ne s’arrête pas. Et ce, même dans le domaine du diabète, là où la santé connectée est déjà la plus développée.

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A propos de l'auteur

Co-fondateur et directeur de LauMa communication, la e-santé m'interpelle depuis quelques années. J'essaie d'y contribuer en favorisant la diffusion de l'information et en m'impliquant dans des associations telle que Le Lab e-Santé (Isidore Internet et Santé), en tant que membre de la commission service du pôle de compétitivité Cap Digital ou en qualité de Délégué général de France eHealthTech, l'association regroupant les startups de la e-santé.



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